Gaspiller la nourriture... Mon dieu moi, non jamais!

Une idée inconcevable pour la plupart d’entre nous? Et pourtant… 

Gaspillage

Environ 12% de notre poubelle « non triée » est constitué de denrées alimentaires. Il s’agit de restes de repas, de produits entamés ou même de produits encore emballés. La situation s’améliore rarement pendant la période des fêtes. 

L'état essai de faire preuve de réactivité sur le sujet, mais je ne suis pas sure que ce genre de vidéo est beaucoup d'impact. En 2007, dans le cadre de la campagne "Réduisons vite nos déchets, ça déborde", l’ADEME a mis en place une opération  pour mesurer l’impact de gestes de prévention sur la quantité de déchets produits. Avec un objectif : démontrer que diminuer sa quantité de déchets, c’est possible pour tous. 

L’opération « foyers témoins » de l’AgglO a permis d’obtenir des données chiffrées sur l’impact des gestes de prévention sur la production des déchets de familles volontaires. Cette opération doit ainsi offrir un outil complémentaire de sensibilisation des habitants à la prévention des déchets. 

Sur les 22 opérations terminées et analysées (370 foyers français volontaires - 1064 personnes), les résultats sur la réduction des déchets ont ensuite été quantifiés : en moyenne,la quantité de déchets a baissé de 22 % en adoptant des gestes simples.

  Le gaspillage alimentaire commence aussi bien avant nos poubelles. Dès la culture du produit, à chaque étape de sa transformation, de son transport, de sa mise en vente, jusqu’à nos assiettes, la moitié de la nourriture produite dans le monde est jetée.

Pour enrayer la progression du gaspillage alimentaire, le gouvernement britannique souhaite retirer les dates de péremptions de certains produits. Une proposition qui fait aussi réfléchir en France. Le Royaume-Uni envisage de supprimer la date de péremption qui figure sur les emballages de produits alimentaires comme les pâtes, les céréales, le pain... 

Le gaspillage alimentaire semble donc inscrit dans notre mode de vie. Au-delà de l’impact environnemental, les problèmes économiques et sociaux qu’il engendre sont nombreux. Le gaspillage alimentaire n’existait pourtant pas il y a quelques années. Nos grand-mères excellaient dans l’art d’accommoder les restes : pain dur, fruit trop mûr... tout était réutilisé ou transformé. 

Et si on revenait aux pratiques d’antan? Sujet a débattre...

Voici en tout cas quelques conseils simples:

Recycler les restes

Jeter à la poubelle votre bout de steak ou de poisson? Pas question! On le réserve dans un tupperware au frigo, le temps de le fourrer dans un onigiri, une salade ou votre garniture de quiche, de cake. Le pain rassis? Un bon pain perdu à l'ancienne, en voilà une idée de dessert récup' et gourmand!  

Congeler au maximum

Si votre fromage ou votre saumon tarde à être dévorés, emballez-les soigneusement dans une pochette à zip, prenez le temps de marquer dessus au gros feutre date et contenu du sac, puis direction le congélo. Pensez aussi à congeler vos blancs d'oeufs par exemple, versés dans des moules individuels en silicone. 

Acheter peu mais mieux

Une liste de courses doit parer à tout, y compris à l'excès! Les fruits et légumes ne se conservant que quelques jours, ne soyez pas trop gourmande afin de limiter le nombre de spécimens moisis-pourris. Si c'est déjà trop tard, songez à leur offrir une nouvelle existence sous forme de confiture ou coulis maison.

Cuisiner les épluchures

Eh oui, c'est possible. Tentez l'omelette aux fanes de carottes, délicieuse avec un peu d'ail. Inspirez-vous des trouvailles de Sonia Ezgulian, auteur du désormais classique 10 façons de préparer les épluchures: plongez vos tiges de tomates dans de l'huile pour la parfumer ou bien faites frire vos épluchures de pomme pour des chips étonnantes. 

Proposez nous, vous aussi vos conseils et astuces!  

Kaoru.